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Certains
jours rythment avec remplir et vider
Le
cœur s'enthousiasme à l'approche de ce changement
Est-ce
nécessaire de vouloir autre chose que la Vie
Rester
là sur le bord de la route parce qu'inutile
Il
me semble que le jour s'en vient aussi lentement qu'une mort
Pourquoi
défaire des valises et puis les refaire demain
Il
fait soleil, une feuille se détache, voilà une autre saison
La
mienne s'éternise dans cette lumière où les formes se perdent
Dans
ce jeu d'illusions, le miroir renvoie cette litanie de la terre
Hier
je ne suis plus, ce jour me fait exister, j'ai poussé la porte
Celle
de l'envie, celle du désir, celle de ne plus et de ne pas, du non...
Me
croirez-vous si je vous parle de ce que je suis réellement
Me
croirez-vous quand je vous affirme du ridicule de ce monde
Je
chante dans ma maison tandis qu'une mère tend ses bras pour un bout
de pain
Je
t'ai mis au monde, enfant de l'amour, demain tu ne m'appartiens plus
Tu
défais ma vie en bâtissant la tienne, les eaux montent parfois
Alors
telle une marée, je me replis au fond de l'océan
Recherchant
quelques étoiles pour me séduire
Dans
le ciel les nuages amoncèlent les giboulées
Les
équinoxes de nos cœurs sont en déroutent, la terre gémit
L'entendez-vous
! Fragile nature que celles des hommes
Une
brise peut le faire vaciller et une tempête le réconforter
Quand l'ancre est jetée dans ce sol d'allégeance, à la foi
Reniement
et dévolu, je me tapis dans les ombres au soir de mes guerres
Je
garde sur le seuil le port fier d'avoir essayer encore et encore
Mes
cordes s'usent à force de t'appeler, il me suffisait d'accorder mes
yeux
A
ce Jour d'où cette source j'ai jailli, aussi belle qu'un jeune
faon
Je
gambadais dans l'herbe tendre, jouant dans les clairières
Mon
innocence fut découverte, une muselière à ma pensée
Des
années, je m'engraissais de vos mots, de vos misères
Anciennes
conditions que vous me transmettiez en toute sagesse
De
peur que la boue se perde, à coup de gueule je fus martelée
Un
ciment à trainer au long de mes heures de vie
Des
livres pour ensemencer ce mortel poison
Des
cages de toutes sortes, des poubelles pour vomir
Est-ce
bien nécessaire de garder ces déchets
Vous
y croyez encore, alors le refrain se chantonne encore, encore
La
glaise dont nous façonnons nos enfants nous retombent
Des
crevasses, des sillons qui deviennent des cimetières
Est-ce
bien nécessaire tant de pierres sur nos champs
Vous
y irez nous prier d'alléger votre fardeau
Les
morts c'est vrai ...espèrent pour vous !
Un
jour d'orage, vous savez ces jours où le ciel s'assombrit tant il
est poisseux
Ce
jour où une goutte descendue de je ne sais d'où, qui fait débordée
le vase
Ce
cerveau qui me sert de cafetière jusqu'à maintenant
Où
tant d'année ils m'ont moulus leurs croyances
Ce
jour là, c'est aujourd'hui, je vous dis non à vos vérités
calculées
Celles
qui sont si perfides, qui se meuvent dans les caniveaux
Je
ne veux plus de vos mangeailles gigantesques de pouvoirs
Je
veux vivre de cette liberté qui rend si léger, qui fait ouvrir mes
yeux
Vous
y verrez l'immensité de l'amour
Je
viens d'allumer mon sapin, et personne ne l'éteindra
Riez
des mes mots que vous lirez, riez bien de ma rébellion
Ce
jour...vous le découvrirez vous aussi, au détours d'un coup de trop
!
Rêves
de chimères, rêves qui se perdent quand le présent ferme sa porte
Demain
verrouillera l'irréalité de vos ambitions
Je
n'ai jamais cesser d'Aimer
Forcément
!

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