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    November 22

    Est-ce nécessaire...


       









    Certains jours rythment avec remplir et vider

    Le cœur s'enthousiasme à l'approche de ce changement

    Est-ce nécessaire de vouloir autre chose que la Vie

    Rester là sur le bord de la route parce qu'inutile

    Il me semble que le jour s'en vient aussi lentement qu'une mort

    Pourquoi défaire des valises et puis les refaire demain

    Il fait soleil, une feuille se détache, voilà une autre saison

    La mienne s'éternise dans cette lumière où les formes se perdent

    Dans ce jeu d'illusions, le miroir renvoie cette litanie de la terre

    Hier je ne suis plus, ce jour me fait exister, j'ai poussé la porte

    Celle de l'envie, celle du désir, celle de ne plus et de ne pas, du non...

    Me croirez-vous si je vous parle de ce que je suis réellement

    Me croirez-vous quand je vous affirme du ridicule de ce monde

    Je chante dans ma maison tandis qu'une mère tend ses bras pour un bout de pain

    Je t'ai mis au monde, enfant de l'amour, demain tu ne m'appartiens plus

    Tu défais ma vie en bâtissant la tienne, les eaux montent parfois

    Alors telle une marée, je me replis au fond de l'océan

    Recherchant quelques étoiles pour me séduire

    Dans le ciel les nuages amoncèlent les giboulées

    Les équinoxes de nos cœurs sont en déroutent, la terre gémit

    L'entendez-vous ! Fragile nature que celles des hommes

    Une brise peut le faire vaciller et une tempête le réconforter

    Quand l'ancre est jetée dans ce sol d'allégeance, à la foi

    Reniement et dévolu, je me tapis dans les ombres au soir de mes guerres

    Je garde sur le seuil le port fier d'avoir essayer encore et encore

    Mes cordes s'usent à force de t'appeler, il me suffisait d'accorder mes yeux

    A ce Jour d'où  cette source j'ai jailli, aussi belle qu'un jeune faon

    Je gambadais dans l'herbe tendre, jouant dans les clairières

    Mon innocence fut découverte, une muselière à ma pensée

    Des années, je m'engraissais de vos mots, de vos misères

    Anciennes conditions que vous me transmettiez en toute sagesse

    De peur que la boue se perde, à coup de gueule je fus martelée

    Un ciment à trainer au long de mes heures de vie

    Des livres pour ensemencer ce mortel poison

    Des cages de toutes sortes, des poubelles pour vomir

    Est-ce bien nécessaire de garder ces déchets

    Vous y croyez encore, alors le refrain se chantonne encore, encore

    La glaise dont nous façonnons nos enfants nous retombent

    Des crevasses, des sillons qui deviennent des cimetières

    Est-ce bien nécessaire tant de pierres sur nos champs

    Vous y irez nous prier d'alléger votre fardeau

    Les morts c'est vrai ...espèrent pour vous !

    Un jour d'orage, vous savez ces jours où le ciel s'assombrit tant il est poisseux

    Ce jour où une goutte descendue de je ne sais d'où, qui fait débordée le vase

    Ce cerveau qui me sert de cafetière jusqu'à maintenant

    Où tant d'année ils m'ont moulus leurs croyances

    Ce jour là, c'est aujourd'hui, je vous dis non à vos vérités calculées

    Celles qui sont si perfides, qui se meuvent dans les caniveaux

    Je ne veux plus de vos mangeailles gigantesques de pouvoirs

    Je veux vivre de cette liberté qui rend si léger, qui fait ouvrir mes yeux

    Vous y verrez l'immensité de l'amour

    Je viens d'allumer mon sapin, et personne ne l'éteindra

    Riez des mes mots que vous lirez, riez bien de ma rébellion

    Ce jour...vous le découvrirez vous aussi, au détours d'un coup de trop !

    Rêves de chimères, rêves qui se perdent quand le présent ferme sa porte

    Demain verrouillera l'irréalité de vos ambitions

    Je n'ai jamais cesser d'Aimer

    Forcément !








    November 06

    Mon conte


       







    J'ai trouvé ma plume sur les traces de pierrot

    Au clair de la lune, j'ai marché sur les nuages

    Pour te conter cette belle histoire

    Je ne suis plus en naufrage

    Mon radeau, c'est toi

    Et la voile se gonfle au vent de la vie

    Arrimée à l'étoile du berger

    A l'encre de mon cœur

    Je fais des gammes de toutes les couleurs

    Pour que la vie soit douceur

    Je suis petit prince, renard ou bien rose

    Allez savoir

    Par le désert, je suis passée

    Avant d'atteindre l'Etoile

    Des petits cailloux plein les poches

    Je m'en vais tel gavroche

    Mes souliers en bandoulière

    Faire la fête sous l'arc-en-ciel

    Dans ma besace, un brin de bonheur

    Pour payer mon logis

    Je suis petit poucet aux bottes de sept lieues

    Géant ou cendrillon, qu'importe

    Mon cœur est une clairière

    Des lèvres tendres m'ont réveillées

    Ce matin, sur un tapis de mousse

    Quel est donc ce conte bien étrange

    D'une vie de saltimbanque

    Sur la scène du monde, je fais ma révérence

    Rideau...










    October 30

    Regard d'enfant

       








    L'été et l'hiver consacrent

    La tendresse des mots qui s'effeuillent

    La terre veille en ses sillons

    L'alizé se perd dans les rocailles

    La rosée se pare de dentelles

    Au premier frimas du matin

    Dans ces pas de larmes

    Le chemin me conduit à l'heure

    Jusqu'à tes mains

    Jusqu'à ta poésie

    En ma chair, en ces ombres

    La nature, à nos corps, s'offre

    Tu te livres en cette rose

    Tu es cette fleur née à l'aube

    D'un hier connu, tu te fais désir

    Et d'un demain, un simple élan

    Tu es l'éternelle candeur

    Qui guérit par la mélodie

    De tes paroles angéliques

    Sous la clarté des étoiles

    Dans un clair de lune

    Ton souffle m'habite

    Entre terrestre et céleste

    Entre foi et renoncement

    Nos mains tendues vers le ciel

    La Source du monde apparaît

    Dans cet espace stellaire

    Suspendus à l'immensité

    La vie nous fait signe

    Lettres à décrypter

    L'ancien se meurt

    Conditions en perte d'altitude

    Il faut accepter...

    Les étoiles dans leurs chariots dessinent

    En cette beauté où la nudité se vêt

    Oubli de tout ces mots sinueux

    Qui définissent parfois nos maux

    Sans plus attendre nos êtres

    Révèlent notre peu dans ce Tout

    Avec nos souliers à tout vent

    Dans cette fenaison, nos âmes réunies

    Enfants de la galaxie

    De nos yeux, de nos pensées

    Nous ferons un costume de lumière

    Aux fils et filles de la guerre

    Nous dessinerons un visage à la terre

    De nos regards d'éternité

    Avec amour, nous sèmerons les couleurs

    Alors, dans l'envers du miroir

    Le long cortège de chagrin et de peur

    Des âmes meurtries d'être délaisser

    Des amours défaits par le sort

    En fagots nous les lierons

    D'eux, nous les jetterons

    Dans le feu de Vie...















    October 18

    Particules d'être...

        






    Douceur de l'automne sur les lèvres, ma pensée s'envole

    Le regard se pose sur ces collines arrondies en ce survol

    La clarté crémeuse du jour qui s'en va, s'éparpille au loin

    Éclatement d'une écorce, déshabillée dans ce pourpoint

    Le silence des cieux m'atteint dans cette marche d'infini



    Laissez-moi franchir cet horizon qui s'enlace à mes pieds

    Suspension de particules qui s'expriment en désir de prier

    La forme passagère se brûle à la flamme d'un calice doré

    L'appel de ce retour résonne au cœur de la terre mordorée

    La ligne s'épure en ce cantique de joie, espace d'harmonie



    En ces labours d'hiver où la motte se fend sous la charrue

    La campagne se replie sous le frimas, l'éternité m'apparut

    J'allais, dépouillée de ma chair, en cet abime d'immensité

    Les maux de l'ignorance, de pensées en mot, sans densité

    Se perdent ici, ce culte impie des divinités de bois est fini



    Les oracles et charlatans n'acquièrent que ce coup funeste

    Que ni l'or, ni la grandeur n'accordent de vertus, il ne reste

    Que des biens aux plaisirs incertains, amputation des sens

    L'essence du Verbe reconnut ma divinité, l'extrême encens

    Et dans ces divins appas, l'esprit léger se dégage de la nuit








    October 16

    En habit blanc





    En habit blanc



    Dans sa longue robe blanche

    Comme une enveloppe fine

    Qui d'un coup de lèvre se love en elle-même

    Elle colle aux peaux brunes et blondes

    D'Afrique ou de Katmandou

    Bouts de pailles ou de feuilles

    Dont le jaune n'épargne pas la dent

    Empaquetée dans son rigide habit

    Au détour d'une jeunesse, tu t'infiltres

    Tu flambes les années

    Rafle la vie sans faire gaffe

    Dans ce jeu de doigt

    Tu récoltes les pensées intimes

    Qui de volutes en tempêtes

    Laisse sans crier gare, une trace

    Dans les chairs et toute noire vêtue

    Tu dilapides le temps de l'autre

    Tu brûles le bois, l'air

    Tu consumes la vie à coup de bouffée

    Tu frimes sous ton goût d'encor

    Dans les caniveaux, tu gis en ta fin

    De ta présence en ce corps

    Tu détruis les cellules vivantes

    N'auras-tu de cesse d'arpenter la terre

    De griser l'enfant à la sortie de l'école

    De vieillir l'homme avant son âge

    Qu'est-ce ce sortilège d'une braise

    En guise d'euphorie, une mort annoncée

    Ta ligne, un cercueil blanc

    Qui sonne le glas d'un cœur

    En dépendance, tu lies l'homme

    Ascenseur pour l'échafaud

    Drogue douce sous un masque macabre

    Tu te fais légère ou brune

    Sournoise en blonde, tu diffuses le poison

    L'appât d'une soirée entre amis

    Se termine en pompe dans le cimetière

    Pour t'avoir trop aimer

    Partis en fumée pour n'avoir su

    Éteindre la mort brûlante en mégot

    Une cigarette vaut-elle une vie ?







    October 12

    Sortie nocturne

     





    Sortie nocturne



    Il lui arrivait quand la souffrance se faisait trop forte de sortir

    De faire le tour du lac, de marcher dans les grandes herbes

    A son pas les canards s'envolaient, l'eau frémissait à la brise du soir

    Il était parti précipitamment de table, elle ne comprenait pas

    Son mutisme dans ces instants là, l'inquiétait

    Était-ce un replis de son âme sous la douleur

    Il ne pouvait que s'échapper

    Et là dehors dans l'air, dans la nature et les bruits nocturnes

    Il criait ce que son cœur délivrait

    Fragilité de ce petit d'Homme, l'incompréhension le tenaillait

    La nuit le couvrait dans cette étreinte où lui seul pouvait se laisser immerger

    Pas de mot

    Pas de réponse

    Juste sortir cela...ce poids de ses tripes...

    Vouloir échapper à cet emprisonnement

    La marche, le temps, les senteurs, respirer à nouveau

    Quand tout vous étreint si puissamment

    Sur le calvaire, la pierre craque

    Larmes, larmes, larmes venez disperser la colère, l'impuissance

    Que ce sel emporte le désespoir

    Fut-il une amertume plus dure que celle qui soulève sa poitrine

    La cisaille de cette peur, lui déchire toute sa chair

    Secouer par les sanglots ses épaules se courbaient

    Une silhouette repliée sur fond de nuit étoilée s'était arrêtée d'avancer

    Tout devenait blafard et limpide au cœur de l'ombre tardive

    Le fardeau se glissait plus docilement sur le noir du ciel

    L'air à nouveau remplissait ses poumons

    Le torse se détendit en un profond soupir

    Raclement de gorge, derniers pleurs avant de rentrer au logis

    Ses mains essuyaient ces joues trempées

    Il fallait reprendre courage, se montrer fort

    L'émotion vive se calmait, se déformait en un rictus aux lèvres

    Pleure et sourit petit d'Homme

    La vie désormais à cette saveur de paix

    Quand le cœur s'abandonne...



    J'ai écrit ce texte de ce « petit d'Homme » qui existe

    Par pudeur, je ne citerai pas son nom

    Nous avons souvent partagés...

    Parce que parfois, il n'y a pas d'autre chose à faire que de rester

    L'un à côté de l'autre, les mots n'ont plus rien à dire...

    Et dans le silence tout s'opère...

     

        

     





    October 09

    Suspension

     

     

     

     

     




    Suspension



    Dans ce sentiment d'être suspendue à ce voile d'azur
    D'une identité usurpée , je marche à l'envers
    Chemin dérisoire d'une terre qui n'offre que sa faim
    Un bagage importun tressé depuis l'aube
    Guenilles et manches rapiécées, il ne reste rien
    Qu'un pan de semblant de vie, de résidus
    De pensées entrelacées, lianes insipides
    D'une apparence humaine...

    Je me réveille d'un cauchemar me direz-vous
    Qui n'a de cesse d'élaguer ce fragile roseau
    Ne vous y laisser pas prendre, le cocon se prépare
    Et le fil qui l'enferme ne saurait se briser aux vents

    Je suis...là, tout à mon ouvrage
    Et l'Artiste me peint aux couleurs transparentes
    D'une âme qui se meut sereinement
    Volutes éphémères dans cette transition
    Si je courbe le dos sous la griffe d'un instant
    Prenez garde, je veille dans ma citadelle
    Nul siège ne saura me ravir
    Lumière imprenable qui se diffuse
    Il suffit de le vouloir, d'être animé
    De ce sceau pour franchir l'Étoile
    L'Amour ne saurait se posséder
    Et ce don je n'en suis pas la détentrice
    Seulement une Vie qui s'exprime...


     

        

     

     





    October 02

    Dans la lande...







    Dans la lande un papillon se jouait du soleil

    De ses ailes déployés, j'aperçois la beauté du ciel

    Il enserre de ses pattes, le pollen des fleurs

    Puis s'élançant dans l'azur, semblait dire à la vie

    Regarde comme il est bon de voler

    De croire que nous pouvons tout encore...


    Dans la lande un papillon s'éternisait au jour

    Une apostrophe au temps, un clin d'œil au vent

    Aujourd'hui l'immensité de la terre m'appartient

    Demain, je ne sais quelle étendue je pourrais parcourir

    Mais là, je vis au gré des heures l'éternelle félicité...


    Dans la lande un papillon s'en est allé sur l'onde

    Une poudre d'or se dissipe dans la brume matinale

    Dans les hautes herbes, entendez-vous la complainte

    Point de cimetière ici, seulement la vie ailleurs

    Là, juste à côté le papillon est passé, le savez-vous...


    Petit papillon mon frère vole encore !






    Image du Blog magiereves.centerblog.net









    September 30

    Il suffit...







    Voir l’espérance se dessiner dans ton ciel ce matin, quoi de plus beau,

    Presque, si la force m’en donnait le courage, j’étreindrais le monde,

    Pour dire MERCI, à cette âme qui a su trouver les mots pour ce retour à la Vie,

    Je savais que je pouvais y croire,

    Déjà, les ombres s’effacent, devant la beauté du matin,

    L’esprit se laisse envahir par le lendemain,

    C’est dire que l’instant présent est plein de promesse,

    La joie participe a ce bel ensemble,

    Et devient un raz de marée, emportant les chagrins, les écueils,

    Parce que toujours, il y aura une âme si belle,

    Pour qu’aujourd’hui puisse devenir un ciel sans nuage,

    Là, je suis bouleversée de bonheur de te savoir si mieux…

    La Grâce de l’Amitié…







    September 28

    A mon frère...







    Un sourire dans une larme

    Comme un nuage blanc au dessus de la douleur, de la peur

    Les yeux parfois suffisaient sans aucun mot

    Langage du cœur quand le corps souffre

    L'intolérable verdict sonne

    Celui qui veut te prendre à nous

    Celui qui creuse et ravine ton être

    Celui qui me fait hurler dans ce jour

    Celui que nous n'avons pas envie d'entendre

    Celui que nous repoussons aux frontières d'une route défaite


    Petit frère, tu y crois toi

    A ceux qui ne laissent pas de place à l'espoir

    A ceux qui te condamnent

    A ceux qui ne voient plus d'avenir pour toi

    A ceux qui te disent tout ces mots qui te font courber le dos


    Je t'aime petit frère au cœur si grand

    Je t'aime et j'aurai voulu te le dire bien avant

    Je t'aime plus que jamais

    Comme si chaque instant était devenu encore plus précieux

    Comme si ta vie tout à coup prenait cette saveur

    D'un je ne sais quoi d'admirable

    Pourquoi faut-il toujours que l'on se rende compte de ce prix

    Quand le glas retentit


    Tout au fond de moi, je sais que tu peux guérir,

    D'ailleurs je ne vois que cela

    A la vie, rien ne sera dérobée

    A la vie, tu seras toujours le vainqueur

    A la vie, tu seras toujours vivant


    Tes joues se sont creusées

    Tes jambes semblent moins fortes

    Tes mains tremblent

    Ton corps s'élance doucement

    Je sens toute ta fragilité

    Mais tu n'as pas dit ton dernier mot...


    Ils nous ont expliqué ta « chimio »

    Ces trois jours à passer dans ce traitement

    Et ces mois où tu vas poursuivre encore

    Encore des examens...

    Ils nous ont tout dit, tes cheveux, tes nausées...


    Sauf que nous, nous y croyons toujours

    A la Vie

    A Ta vie


    Ce chemin, nous le faisons avec Toi

    Parce qu'Aimer c'est la Vie

    Parce que Guérir c'est la Vie

    Parce que j'y Crois

    Parce que Tu y Crois




    A toi, petit frère...Je t'aime !