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Douceur
de l'automne sur les lèvres, ma pensée s'envole
Le
regard se pose sur ces collines arrondies en ce survol
La
clarté crémeuse du jour qui s'en va, s'éparpille au loin
Éclatement
d'une écorce, déshabillée dans ce pourpoint
Le
silence des cieux m'atteint dans cette marche d'infini
Laissez-moi
franchir cet horizon qui s'enlace à mes pieds
Suspension
de particules qui s'expriment en désir de prier
La
forme passagère se brûle à la flamme d'un calice doré
L'appel
de ce retour résonne au cœur de la terre mordorée
La
ligne s'épure en ce cantique de joie, espace d'harmonie
En
ces labours d'hiver où la motte se fend sous la charrue
La
campagne se replie sous le frimas, l'éternité m'apparut
J'allais,
dépouillée de ma chair, en cet abime d'immensité
Les
maux de l'ignorance, de pensées en mot, sans densité
Se
perdent ici, ce culte impie des divinités de bois est fini
Les
oracles et charlatans n'acquièrent que ce coup funeste
Que
ni l'or, ni la grandeur n'accordent de vertus, il ne reste
Que
des biens aux plaisirs incertains, amputation des sens
L'essence
du Verbe reconnut ma divinité, l'extrême encens
Et
dans ces divins appas, l'esprit léger se dégage de la nuit
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