|
L'été
et l'hiver consacrent
La
tendresse des mots qui s'effeuillent
La
terre veille en ses sillons
L'alizé
se perd dans les rocailles
La
rosée se pare de dentelles
Au
premier frimas du matin
Dans
ces pas de larmes
Le
chemin me conduit à l'heure
Jusqu'à
tes mains
Jusqu'à
ta poésie
En
ma chair, en ces ombres
La
nature, à nos corps, s'offre
Tu
te livres en cette rose
Tu
es cette fleur née à l'aube
D'un
hier connu, tu te fais désir
Et
d'un demain, un simple élan
Tu
es l'éternelle candeur
Qui
guérit par la mélodie
De
tes paroles angéliques
Sous
la clarté des étoiles
Dans
un clair de lune
Ton
souffle m'habite
Entre
terrestre et céleste
Entre
foi et renoncement
Nos
mains tendues vers le ciel
La
Source du monde apparaît
Dans
cet espace stellaire
Suspendus
à l'immensité
La
vie nous fait signe
Lettres
à décrypter
L'ancien
se meurt
Conditions
en perte d'altitude
Il
faut accepter...
Les
étoiles dans leurs chariots dessinent
En
cette beauté où la nudité se vêt
Oubli
de tout ces mots sinueux
Qui
définissent parfois nos maux
Sans
plus attendre nos êtres
Révèlent
notre peu dans ce Tout
Avec
nos souliers à tout vent
Dans
cette fenaison, nos âmes réunies
Enfants
de la galaxie
De
nos yeux, de nos pensées
Nous
ferons un costume de lumière
Aux
fils et filles de la guerre
Nous
dessinerons un visage à la terre
De
nos regards d'éternité
Avec
amour, nous sèmerons les couleurs
Alors,
dans l'envers du miroir
Le
long cortège de chagrin et de peur
Des
âmes meurtries d'être délaisser
Des
amours défaits par le sort
En
fagots nous les lierons
D'eux,
nous les jetterons
Dans
le feu de Vie...

|